Je pense, je recule, je vis et je rêve,
J'avance, j'articule, je dis et je crève !
Mes pensées sont pour elle et je rêve,
L'éternité est sans elle et je crève !
Rêve, crève... rêve et crève !
Rêve, crève... rêve et crève !
Cette nuit encore je me réveille avec les gouttes au front,
Je vois mon rêve s'écrouler dans le noir le plus profond,
Mes mains tremblent sur le lit, je ne sais plus où je suis,
Mes yeux sont vides, bercés par des larmes limpides,
Je regarde l'heure pour la troisième fois depuis le début de la nuit,
Les minutes sont longues en effet il n'est à peine minuit,
Mon rêve se termine comme à chaque fois dans le noir,
Un tourbillon où je tombe à cause de mon désespoir,
Pourtant cette nuit avait plutôt bien commencé,
Avant que je ne plonge et que je sois réveillé,
Pour me rendormir je me lève et j'observe,
Je regarde la glace dans laquelle je vois mon rêve,
Je me sens encore trahit, je me suis plutôt enfouit,
Je n'ai pas su la garder, je n'ai pas su lui dire que je l'aimé,
Il est trop tard maintenant, je la vois dans les bras de son amant,
Ce cauchemar qui me hante toutes les nuits,
Et qui me rend moi-même mon pire ennemi,
Je prends un verre d'eau, et lâche quelques mots,
Pour la quatrième fois je retourne me couché,
Avec l'impression que mon rêve va réitérer.
Refrain :
Je pense, je recule, je vis et je rêve,
J'avance, j'articule, je dis et je crève !
Mes pensées sont pour elle et je rêve,
L'éternité est sans elle et je crève !
Rêve, crève... rêve et crève !
Rêve, crève... rêve et crève !
Je ne veux plus recommencer, je regarde le ciel,
La soirée est noire mais étoilée et la lune étincelle,
Je n'aurai jamais imaginé que la nuit était si belle,
C'est dans ces instants là que d'un coup tout s'émerveille,
J'ai l'envi de partir sur mon nuage, loin des barrages,
Je ne cesse de me dire je n'ai pas été le plus sage,
Victime de nos erreurs, mais feeling d'âme s½ur,
Je fais des rêves où je vois tellement d'horreur,
L'histoire de nos débuts commence mon cauchemar,
Je vis tous les bons moments passés plus tard,
Puis j'observe l'homme qui t'éloigne de moi,
Les yeux bandés j'essaie de te dire « ne part pas »,
Mais mes mots et paroles ne suffissent pas...
Sa confiance t'aveugle et ma confiance m'engueule...
Ça y est... Je vois l'ombre arrivée,
Dans mes derniers instants, je prends ma dernière bouffée,
Je cris, je tombe, et je vois le domaine des ombres,
Tu te blottis dans ses bras, mais je suis encore là,
Regarde au fond de toi, dis-moi que je n'y suis pas,
Je suis ton essence, tes sens, tes souffrances,
Je suis nos absences, mes silences et nos danses,
On s'est laissé tombé, mais arrêtons de se détester,
Apprenons à nous pardonner, on pourra avancer,
Et qui sait, si on finira par s'aimer ou s'accrocher...
Mes rêves sont toujours les mêmes, ils sont auprès d'elle,
Je craque quand je la vois, elle est si belle...
Refrain : (x2)
Je pense, je recule, je vis et je rêve,
J'avance, j'articule, je dis et je crève !
Mes pensées sont pour elle et je rêve,
L'éternité est sans elle et je crève !
Rêve, crève... rêve et crève !
Rêve, crève... rêve et crève !
L'envie de crever et la même que l'envie de la détester et de ne pas l'aimer, elle n'existe pas !



